Les femmes à Rome - TD de latin

Les femmes à Rome.

 

C'est un sujet anti-historique car il ne concerne ni la guerre, ni la politique ; les femmes règnent dans le privée. On retrouve le stéréotype de la femme au foyer.

Paradoxe : elles seules transmettent la citoyenneté (≠Athènes). Alors pourquoi ce rapport à la fois étranger et privilégié de la citoyenneté ?

Rome :

-753 à -509 Royauté

-509 à -27 République

- 27 à -496 Empire

On a peu de traces des femmes car il n'y avait pas de recensement des femmes et elles étaient peu actives dans la vie publique. Elles écrivent une correspondance privée qui n'a pas vocation à être gardé (vs Cicéron par exemple).

On présente un peu plus les femmes des classes sociales élevées à travers les écrits des hommes qu'elles fréquentaient. Ainsi, l'essentiel du cours présente des femmes riches, des épouses de notables, etc.

       I.            Le statut des femmes dans la société romaine.

A.    Quelques rappels sur la société romaine.

On a le peuple (c'est-à-dire les patriciens) et la plèbe (c'est-à-dire les plébéiens) qui vont gagner des droits dans la période royale, quand les patriciens perdront de leurs privilèges. Tous deviendront citoyens avec plus ou moins les mêmes droits par la suite.

1)      Homme libre / esclave.

Les hommes libres : parmi les hommes libres, il y a les citoyens et les non citoyens. Il est mal vu pour eux d'avoir un amant ou une maitresse citoyenne libre, mais ils peuvent avoir autant de relation extra conjugales qu'ils le souhaitent avec des esclaves.

Les esclaves : ils n'ont aucun droit, ne sont que des objets, homme ou femme, c'est pareil.

2)      Citoyen / non-citoyen / presque citoyen.

Les non-citoyens libres : ce sont les étrangers, ils n'ont presque par de droit (1 et 5) mais ne sont pas esclaves.

Les presque-citoyens : ce sont les populations des conquêtes. Ils ont quelques droits (4 et 5).

Les femmes ont les droits 3, 4 et 5.

Les citoyens ont tous les droits.

1- droit de vote. 2- droit d'être élu. 3- droit d'attenter un procès. 4- droit au mariage. 5- droit d'avoir des terres romaines.

3)      Les classes.

Le système de classes sociales a été inventé par les romains. Il faut faire une déclaration de richesse tous les cinq ans : classe 1 = les plus riches / classe 5 = les plus pauvres.

Si on ne possède que sa force de travail, on est prolétaire.

Cela détermine l'organisation de la République puisque le vote ne pèse pas de la même façon suivant la classe à laquelle on appartient.

Etre riche correspond donc à avoir un certain pouvoir politique. Mais les romains ont une hantise : le retour d'un roi, d'un empereur ou d'un dictateur. Donc pour séparer le pouvoir politique et économique, ils ont créés deux ordres :

-          L'ordre équestre : les chevaliers : marchands, négociants à grande échelle, etc. Ils ont comme privilèges d'être fermier général : ils prélèvent des impôts et touchent un %. Le pouvoir économique est très lié au commerce.

-          L'ordre sénatorial : les hommes politiques. Quand on appartient à l'une de ces familles, on a un statut politique avant même d'être élu (pouvoir un peu héréditaire). Quand on assiste à l'élection d'un homme qui n'appartient pas à l'une de ces familles, on parle d'homme nouveau.

On ne peut cumuler les deux fonctions. Un chevalier peut épouser une femme de famille politique et vise versa. Les femmes sont des charnières, avec un rôle important dans l'hérédité et le mariage.

4)      Patrons / clients, réseaux et influences.

Il y a un système de corruption assez officiel.

Système clientéliste : l'homme politique achète les voix avec de l'argent ou des avantages. On hérite de ces droits accordés en échange de la fidélité.

Dans cette société extrêmement violente et dure, on ne peut pas survivre seul. On doit être inclus dans plusieurs réseaux :

-          La famille, très importante, qui soutient toujours tant qu'on lui fait honneur.

-          Les amis, les relations du même statut social.

-          Les patrons, qui sont des citoyens puissants accordant leurs protections à d'autres citoyens (les clients).

-          Les clients : citoyens, familles qui se plaçaient sous la protection d'un patricien appelé patron. Ils ont le pouvoir du nombre. Rôle de la femme : on s'épouse à peu près entre catégorie, elles sont des enjeux politiques et économiques.

La femme est la vitrine du mari. Elle doit à la fois faire étalage de sa richesse avec ses bijoux, ses vêtements fins, et être à la fois honor et pudicita (honneur et pudeur).

Les affranchis sont les esclaves libérés de leur servitude. Ils sont presque citoyens. Leurs enfants sont des citoyens libres.

B.     Le nom des femmes.

1)      Nommer un homme, nommer une femme.

Marcus

Tullius

Cicero

prénom

nom

Surnom

statut

famille

Individualité

Que pour les hommes citoyens libres : c'est un privilège honorifique.

La gens tullia

Usage interne non officiel

Homme libre citoyen : ex :

 

 

 

La femme n'a que le nom car symboliquement elle n'existe qu'à travers la famille. On trouve quand même un surnom.

L'esclave, lui, a un surnom privé. Quand il est affranchit, il prend le prénom et le nom de son maître.

2)      Les âges de la vie.

De 0 à 7ans, les garçons et les filles sont des infans, c'est-à-dire celui qui ne parle pas.

7-14 ans

Puer (garçon)

Puella (fille)

7 ans au mariage (environ vers 11 ans)

14-18 ans

Prend la toge + le service militaire

Mater / matrona / mater families

 

17-30 ans

Adulenscens = adulte en devenir : il n'est pas encore éligible.

 

 

30-46 ans

juvenis

 

 

46-60 ans

Senior (soldat réserviste jusqu'à 60 ans)

anus

Ménopause et plus

60 ans et plus

senex

 

 

3)      De manière générique.

Homme = vir = virilité, la virtus, la valeur, la vaillance.

              = homo = être humain

Femme = mulier = muliebris, lâche, efféminé, mou, faible

             = femina = femelle (humaine et animal).

Les femmes sont associées au besoin de contrôle. Incapacité des femmes : étant faible et peu digne de foi, on ne peut leur faire confiance, elles ne peuvent parler au nom d'un autre, seulement en leur propre nom.

    II.            Le statut des femmes dans la famille.

A.    Tableau général.

1)      La patria potestas.

C'est-à-dire la puissance paternelle. Le père a toute autorité sur ces enfants, fille ou garçon, mais pas la mère. Problème : on peut être nommé père sans avoir d'enfant, femme et fille...

2)      La famille.

La famille au sens étroit : les personnes vivant sous le même toit grand parents, oncles, tantes, enfants, esclaves. C'est la maisonnée avec un chef, le pater familias, c'est-à-dire le plus vieux.

La famille au sens large : la gens : ensemble des gens venant du même ancêtre, la lignée.

3)      Le pater familias.

Il a le droit de vie et de mort sur tous les descendants. Lors d'un procès, on condamne l'accusé à la punition de sa famille. Or le code de l'honneur est si strict, qu'il mène souvent à la mort.

Pater est un synonyme de pater familias, c'est-à-dire le chef de famille.

Tant qu'il vit, ses fils n'ont pas droit au titre de père. La fonction liée de pater et de chef est dans toute la culture romaine.

Dieux : Jupiter, dieu père des dieux et des hommes.

Société : sénateur = pater conscripti = père conscrit.

Famille : pater familias.

B.     Le cas des filles.

1)      Le mariage

En se mariant, la femme va habiter chez son mari. Soit elle passe totalement sous la patrie du mari, elle est totalement intégré : c'est un mariage « avec la main » mais c'est archaïque et risqué.

Si le mari est le pater, légalement elle est au même niveau que les enfants. La femme est fille de son mari et sœur de ses propres enfants.

A l'époque républicaine : le mariage « sans la main ». la femme reste sous le contrôle de son propre pater (mais les enfants appartiennent au mari).

2)      L'héritage.

On hérite du pater familias uniquement quand on a été sous son contrôle. Ainsi les hommes n'héritent pas plus que les femmes.

Dans un mariage « avec la main » la femme hérite de son beau-pater.

Tous peuvent recevoir mais tous ne peuvent pas transmettre.  Mais elles peuvent écrire des testaments. Le successeur est l'héritier naturel.

Héritier = gens désignés volontairement, étranger à la succession naturelle. On ne peut pas tout leur donner. On peut choisir ses enfants, son mari mais comme s'ils étaient des étrangers. 

Possibilité pour un pater de décharger, d'émanciper un ou des enfants. Ainsi l'enfant est déshérité, mais d'un autre coté il ne dépend plus que de lui même.

La famille proche : oncle, tante, grands parents = agnats = un réseau de pater protestas et ceux de l'alliance, les cognats.

3)      Tutelle et liberté.

Si une femme est sans pater, on lui trouve un tuteur. Le pater, dans son testament peut trouver un tuteur par avance. Une femme a toujours une autorité à laquelle obéir. Sauf sous Auguste qui fait de nouvelles lois car il y a de moins en moins de femmes (mortalité très forte) et donc une crise de la natalité.

Il fait donc comme lois : toutes les femmes ayant trois enfants, à la mort de son pater, sera sans tutelle, elle sera son propre chef. De plus, elles possèdent déjà leur propre dot.

 III.            La vie d'une romaine : de l'enfance au mariage.

A.    L'enfance. 

  • Jusqu'à 7 ans, garçons et filles ne sont pas différenciés, ils sont élevés de la même façon.

Ils sont pris en charge par la mamma (chez les riches : une nourrice. Chez les autres, la mère). Le père prend également en charge l'éducation de ses enfants (garçon ou fille).

  • A partir de 7ans, commence l'éducation scolaire: l'enseignement ne varie pas en fonction du sexe mais de la classe sociale. Il y a des différences entre les écoles libres et les écoles des esclaves.
  • Les filles doivent savoir compter pour s'occuper des comptes de la famille et être de bonnes administratrices.
  • Les filles doivent entretenir le foyer: le feu est un lieu très intime de la famille, filer la laine, tisser. Très important dans l'éducation car c'est un lieu de haute civilisation, de culte, avec des autels. La maitresse de maison doit savoir l'entretenir. Le tissage est l'activité quotidienne de la femme romaine: créer des liens, faire un tissu solide. C'est le rôle de l'épouse: la canalisation au sein du foyer, garder les liens. (cf. Pénélope, femme d'Ulysse).
  • Vers 11-12 ans, l'éducation est séparée: les garçons poursuivent leurs études chez le grammaticus (après l'école primaire) pour apprendre la grammaire, la littérature. Certaines filles de la haute société y vont aussi, mais le mariage y met fin.

Les filles riches se marient vers 11-12 ans, les pauvres vers 14-15 ans et les garçons vers 24 ans.

B.     Le mariage.

1)      Les fiançailles.

Echange d'anneaux : pour la femme, à l'annulaire gauche, côté cœur car les romains pensaient qu'un nerf reliait les deux.

2)      Le mariage.

Les rites :

  • La veille: robe d'enfant à Fortunas Virginalis (déesse qui veille sur la destinée des vierges) et les jouets aux dieux de l'ancien foyer.
  • Le jour: préparation et coiffure (trois tresses attachés en pyramide) puis on pose un voile rouge feu dessus, puis on ajoute une couronne de fleur. Coiffé avec un fer de lance. La robe es tune tunique grossière qui rappelle celle des ancêtres. La ceinture est faite de nœuds très compliqués que seul l'homme pourra défaire.
  • Le contrat de mariage: avec ou sans la main, assisté par une femme au mariage heureux.
  • Festin: préparé par toutes les femmes, avec des cadeaux.
  • Le mari doit faire semblant d'enlever sa femme de force vers la future maison.
  • Cortège: le mari, la femme et trois enfants: l'un tient un flambeau, les autres les mains de la mariée.
  • Devant la maison; la marié doit graisser les gonds de la porte. Le mari la porte jusqu'à l'intérieur et lui offre le feu et l'eau.

Il n'y a que 5-10 minutes d'éducations sexuelles. Ce sont des femmes qui prennent la mariée à part et lui expliquent les termes. Puis elle prend le cocetum, une boisson calmante. Le cortège ne sort de la chambre qu'au dernier moment.

  • Le lendemain: elle offre sa couronne de fleurs aux dieux de son nouveau foyer. Elle organise un repas toute seule. Elle porte la stola.

La symbolique :

  • Rite de passage: trois jours: la veille, elle abandonne son enfance; le jour, elle apprend à être une femme; le lendemain elle est une femme au foyer.
  • Elle porte successivement une robe d'enfant, une robe de mariée, une stola. .
  • 3 tresses, 3 enfants, 3 jours.
  • Le feu et la laine apportés par les enfants: représentent deux obligations d'épouses.
  • Tunique et fer de lance = le côté primitif de Rome.
  • Nœud: chasteté.
  • Gond huilé: passage de la nouvelle maison qui doit se faire sans problème.
  • L'homme porte la femme: elle ne rentre pas en premier pour ne pas fâcher les dieux.
  • Feu et eau: hospitalité.

C.     Les unions sans mariage.

1)      Le concubinage

A ne pas confondre avec les courtisanes. C'est une union civilement reconnus mais ce n'est pas un mariage. Elle n'a pas d'héritage mais ce n'est pas infamant. Elle transmet les mêmes droits à ses enfants.

2)      Compagnes de soldats.

Les soldats ne peuvent pas se marier, même s'ils sont des citoyens. Ils sont souvent absents et peuvet prendre une compagne là où ils sont en mission.

 IV.            La vie d'une romaine, épouse et mère.

A.    La famille nombreuse : un idéal et une malédiction.

1)      L'idéal de la famille nombreuse

La femme est plus une mère qu'une épouse. Dès son mariage, même jeune, on l'appelle mater.

Le mariage = le matrimonium c'est-à-dire l'institution des mères, la maternité.

Le patrimoine = le patrimonium c'est-à-dire l'institution des pères, l'héritage culturel.

2)      La maternité, un risque mortel.

Les romains ont une très mauvaise connaissance de l'anatomie féminine (on pensait que l'utérus se déplaçait dans tout le corps). La mortalité infantile est très forte 200 pour 1000 enfants de moins d'un an meure. Et chez les femmes 50 pour 1000 meurent en accouchant. On pensait donc que l'accouchement était dangereux.

L'espérance de vie d'un romain est de 30 ans. Mais les femmes mourraient souvent avant à causes des faibles connaissances médicales, les accouchements sans médecin (parfois une accoucheuse, mais moins formé que les hommes), les mariages très jeune.

Chez les aristocrates, l'exigence de la virginité est très forte et elle doit être nubile (c'est-à-dire ne pas avoir ses règles car ils pensaient que si on a encore un hymen au moment des premières règles, le sang ne coulera pas). Cela permet aussi de commencer sa vie de femme sous la coupe du mari.

Les grossesses précoces entrainent des fausses couches, des accouchements douloureux et elles meurent jeunes, vers 14-15 ans. Cela entraine un manque de femme.

3)      Conséquences :

Il y a un manque dans la société. Au 1er siècle av JC, le problème s'est posé plusieurs fois puisque les sénateurs n'arrivaient pas à créer une reproduction de la société. Il y a un réel problème personnel et un risque de révolte.

De plus, les familles abandonnent les enfants, surtout les filles à cause de la dot.

Pour régler le problème : une femme devait servir plusieurs hommes. On prête sa femme à un ami. On divorce et il la prend. Cela renforce les liens d'amitié et étend le réseau. Si l'mai est stérile, on divorce au début de la grossesse et on dit que l'enfant est de l'ami.

Cf. César qui a dissolue le mariage de sa fille Julie pour la donner à Pompée et rétablir les liens.

Rôle stratégique important. On ne tient pas compte des sentiments. Peuvent aussi éviter de faire trop d'enfant (pas plus de deux ou trois) = la continence c'est-à-dire ce contenir (≠ abstenir) : c'est un idéal de maitrise, de l'homme qui contrôle son corps, qui ne cède pas aux pulsions. Mais un romain viril a des besoins donc il prend des maitresses. Elles ne sont réprouvées que très peu. Pas de secret. Les femmes n'aiment leur mari (elles vivent juste en bonne entente), elles acceptent les maitresses.

4)      Contraception et avortement.

Ils ne sacralisent pas l'enfantement et la semence masculine. Le plus important, c'est la reconnaissance du père, qui à ce moment le prend en charge. Tant qu'il n'est pas reconnu, il n'existe pas.

La contraception chimique après l'acte : par la purgation avec un laxatif ; se mettre debout pour que ça coule ; utilisation d'un poison à petite dose pour tuer l'embryon.

L'avortement : toutes sortes de moyens chirurgicaux à risque. Si la femme meure, les romains sont condamnés. Non pas pour la contraception ou l'avortement mais pour empoisonnement ou homicide à arme blanche.

Se sont encore les femmes de haut rang qui souffre le plus car se sont elles qui peuvent se payer tout cela.

Avec l'apparition du christianisme, cela va stabiliser l'ensemble.

B.     La venue des enfants.

Les femmes accouchent assises. Pendant la cérémonie, on regarde si l'enfant est handicapé ou mal formé (si oui, on le tue). Puis on décide de le garder ou de l'abandonner. On l'expose alors avec de quoi survivre dans un berceau pendant 24 heures. On le confit ainsi aux dieux. Parfois, il est recueilli par un couple stérile. Si on le garde, il faut le reconnaitre ou pas. C'est la décision du père. Si oui, le père prend l'enfant sur ses genoux (ingenu) et il est alors légitimement reconnu.

C.     L'éducation des enfants.

C'est la mère qui a en charge l'éducation morale et le père l'éducation civique. La mère doit être dure avec ses enfants et incarné la loi. Les hommes étant un peu détaché de cela, ils sont plus tendres.

Il y a un monde entre l'idéal de la vie de famille et la réalité. La loi sociale est plus importante que la loi biologique.

    V.            Journée d'une femme romaine, femmes du peuple et esclaves.

A.    Journée d'une femme romaine de la bonne société.

1)      Le réveil.

Souvent, les époux font chambre à part. Elle se lève aux aurores. Les journées font toujours 12 heures, entre le levé et le couché.

Le matin, l'homme se consacre au travail, se qui le met en relation avec les autres.

Pour la femme, c'est un petit déjeuné léger, la coiffure, le maquillage et les vêtements.

2)      La toilette.

La coiffure est très importante et très sophistiqué. Cela prend beaucoup de temps. Les cheveux sont toujours attachés. Le blond est pour les prostitués, les brunes pour les dames et le roux pour les esclaves. Le teint doit être blanc (grâce à de la craie).les parfums sont solides. Les vêtements sont des sous vêtements rudimentaires, la stola et la palla (genre de manteau).

3)      L'après-midi.

Repas léger ; visites aux thermes ; le Colisée -sports, théâtres) ; recevoir les connaissances, les amis, les amants ; les activités domestiques, les finances ; les activités culturelles tel que la musique, le chant, la peinture...

4)      La cena.

C'est le repas du soir, et c'est le seul véritable repas comme espace de sociabilité.

B.     Les autres femmes de Rome.

1)      Les esclaves.

Elles gèrent les terres des maitres à distances. Les maitres restent à Rome, ce qui leurs donne une impression de liberté. Ils peuvent tenir de petites boutiques, gagner un peu d'argent pour se racheter. Les femmes peuvent être affranchies par testament ou sous condition de mariage. 

2)      Les femmes du peuple.

Elles sont libres mais elles doivent travailler. Elles ont plus de contacts. Elles sont pleureuses, marchandes, sages-femmes, comptables... ce sont des rôles économiques.

3)      Les « marginales » : actrices et courtisanes.

Elles n'ont pas de réputation, elles sont déshonorées : actrices, musicienne, danseuses, prostituées, courtisanes, gladiateurs femmes.

 VI.            Les femmes et la religion : incapable et indispensable.

A.    Les interdits

Elles sont assez limitées, certains cultes sont interdits, certaines sont liées par des magistratures. Elles ne peuvent exercer de commandements. Elles ne peuvent faire de sacrifices (contradiction directe avec les dieux).

B.     Les fêtes des femmes.

Il y a les cultes du foyer et les fêtes associées aux enfants, à la fécondité, au mariage.

Ex des matrimoniales, le 1er mars en l'honneur de Junon, déesse du mariage.

Ex de Vénus verticordia, le 1er avril où la statut prend un bain.

C.     Les prêtrises féminines.

1)      La flamine de Jupiter

Les flamines étaient des prêtres attachés au culte d'une divinité particulière. C'est pourquoi au titre commun de flamine s'ajoutait une épithète tirée du nom de la divinité qu'il servait ; par exemple, on disait flamine de Jupiter (flamen Dialis). Ils ne pouvaient le devenir qu'en se mariant, et si l'un des deux meurt, l'autre perd sa prêtrise. La femme offre des sacrifices et garde le couteau.

2)      La reine des sacrifices.

C'est encore une reine de couple. Elle peut offrir des sacrifices. A l'origine, le roi romain était chargé des sacrifices importants puisque représentant son peuple auprès des dieux. A l'avènement de la République, on chargea un prêtre de cette fonction. Il devait mener une vie droite. Dés les sacrifices offerts à Janus, il devait courir pour quitter Rome, montrant son « œuvre » achevée et qu'il ne restait aucun roi dans la ville. Sa femme, appelée la Reine des Sacrifices, devait sacrifier à Junon une truie ou une brebis aux calendes ( = 1er jour suivant la nouvelle lune) de chaque mois.

3)      Les Vestales

Elles font vœux de chasteté. Elles entretiennent le feu sacré. On les attributs à la matrone. Elle représente les trois moments de la vue d'une femme en condensé (vierge+voile rouge). La grande vestale est sous le contrôle d'un Pontife, et elle est supérieure à six vestales.

4)      Outrances et déviations.

Les interdits ne sont que rarement transgressés. Il n'est pas bien vu de pratiquer une autre religion (comme les sorcières). On les accuse alors de ne pas avoir une bonne pratique.

Conclusion :

Vivre dans la cité, c'est vivre dans une grande famille où chacun doit avoir sa place. Elles ont des valeurs citoyenne ainsi que des prérogatives morales. Leurs rôles est de faire de bons citoyens.

 

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